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La loi de la défense

 

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La Squadra Azzurra, lors du Mondial 1982 en Espagne, l’un des symboles de la rigueur défensive dans le football

 

Article réalisé par Arthur BAHINI.

 

Chers visiteurs,

Dans nos précédentes publications, nous avions mis en évidence l’importance du rôle de l’entraîneur et le système de jeu sans attaquant.

Aujourd’hui, nous nous pencherons sur un secteur de jeu, tant important, et peu débattu par les experts du football mondial.

Il s’agit de la défense, qui est la base de la pyramide que représente l’équipe.

 

Notre analyse.

 

La défense est le poste de jeu en charge de s’opposer, de manière régulière, aux attaques de l’équipe adverse.

En phase offensive, c’est le point de départ des attaques d’une équipe.

La défense est toujours impliquée dans la construction du jeu. Et cela se voit, à travers, les relances via jeu long ou sur passes courtes.

Elle est généralement composée de 4 joueurs (dans les systèmes classiques),de 3 joueurs (dans les systèmes assez particuliers comme le 3-5-2) et même de 5 joueurs dans les systèmes ultra-défensifs tels que le 5-4-1 ou le 5-3-2.

L’importance de la défense se voit aussi sur les phases de jeu arrêtées, où les défenseurs apportent leur puissance et leur qualité dans le jeu aérien pour faire la différence.

On peut donc considérer que la défense n’est pas inutile à l’équipe, tant par sa capacité à changer la physionomie d’un match et aussi à maintenir le reste de l’équipe dans le match.

Franco Baresi, Défenseur italien du Milan AC et de la Nazionale d’Italie entre 1977 et 1997

 

L’apport des latéraux

Les arrières latéraux, catégorie souvent scindées en défenseurs droits et défenseurs gauches, en fonction du côté sur lequel ils jouent, ont pour rôle de protéger les côtés du terrain.

Ce sont en général des joueurs rapides dont le rôle principal est d’empêcher son adversaire (bien l’ailier adverse) de déborder, de centrer ou de rentrer vers l’intérieur du terrain.

Leur rôle n’est pas tant de récupérer le ballon dans les pieds de l’adversaire que de le gêner et de perturber ses transmissions de balles. Ce rôle ne les oblige pas à avoir un physique particulier : certains arrières latéraux peuvent être petits ou grands sans que cela soit préjudiciable à leur jeu.

À l’inverse des défenseurs centraux, les latéraux doivent souvent défendre en mouvement, sur des appels en profondeur par exemple, et se retrouvent rarement en position de dernier défenseur.

Les arrières latéraux peuvent aussi avoir un rôle offensif même si cela n’est pas systématique. Pendant de longues années, les arrières latéraux ne se contentaient de défendre et de fermer leur couloirs mais dans le football moderne, ils sont de plus en plus sollicités sur les phases offensives.

Lors de ces phases offensives, ils doivent soutenir leur ailier afin de déborder ou d’apporter le surnombre.

Dans ce rôle, ils évoluent souvent comme un second ailler et doivent faire preuve de qualités de dribbles et de centres.

L’un des pionniers de ce type de latéral moderne fut le Brésilien Roberto Carlos dans les années 1990.

L’entente entre le latéral et l’ailier est même devenu de ce fait une des clés de l’animation d’une équipe.

Le profil typique de l’arrière latéral moderne est un joueur rapide, bon centreur, capable de déborder ou de se replier très rapidement.

Leur contribution aux phases aussi bien offensives que défensives font que les latéraux modernes font partie des joueurs qui parcourent la plus grande distance lors d’un match.

Ils sont aussi souvent les joueurs qui touchent le plus de ballon lors d’un match grâce aux touches qu’ils effectuent systématiquement, qu’elles soient dans leur moitié de terrain ou dans la moitié adverse.

De nos jours, une grande majorité d’équipes fait le choix de jouer avec des latéraux offensifs et présents dans la préparation de toutes les attaques. C’est le cas de l’Athletico Madrid, du Paris Saint Germain, du Fc Barcelone, ou du Bayern Munich…

Les modèles dans cette classe de latéraux sont Daniel Alves (Fc Barcelone / Equipe du Brésil), Maxwell Sherer Andrade (Paris Saint-Germain / Equipe du Brésil), Alaba (Fc Bayern / Equipe Nationale d’Autriche) ou encore Jordi Alba (Fc Barcelone / Equipe Nationale d’Espagne).

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David Alaba, Fc Bayern Munich

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres par contre préfèrent des latéraux plutôt prudents, capables d’assurer l’équilibre défensif et de fournir du soutien aux attaquants et milieu, quand ils sont en difficulté.

On peut citer comme exemple : Ivanovic à Chelsea, Coentrao et Arbeloa au Real Madrid, Caceres et Lichsteiner (Juventus de Turin),…

Branislav Ivanovic, Chelsea

Branislav Ivanovic, Chelsea

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’axe, une arme fatale

L’axe de la défense est l’un des points les plus saillants d’une équipe. C’est la tour de contrôle. C’est le premier choix de relance d’un gardien en confiance.

Les défenseurs axiaux sont directement impliqués sur les attaques venant des milieux et attaquants adverses.

En phase offensive, les défenseurs centraux font parler leur puissance physique et leur habileté dans le jeu aérien. Cela se voit beaucoup sur les coup-francs dangereux et les corners.

Des joueurs comme Thiago Silva (PSG / Brésil), Sergio Ramos (Real Madrid / Espagne), Vincent Kompany (Manchester City / Belgique) ou même Mats Hummels au Borussia Dortmund / Allemagne) sont des experts en la matière.

Ce n’est donc pas surprenant de les voir considérés par beaucoup comme les meilleurs défenseurs au monde.

Certains entraîneurs, ont même essayé de les faire jouer comme milieu récupérateurs.

C’est le cas de Carlo Ancelotti en Novembre 2013, lorsqu’il a aligné Sergio Ramos en milieu défensif (6) face au Fc Barcelone.

Pourtant, dans ce cercle fermé, seul le polyvalent Vincent Kompany a déjà joué milieu (son poste à ses débuts) quand il évoluait Anderlecht (D1 Belge, 2003-2006), puis à Hambourg (Bundesliga) entre 2006 et 2008.

C’est lors des matchs internationaux avec la Belgique, et surtout depuis son arrivée en Angleterre (2008) qu’il a choisi de jouer uniquement un cran plus bàs en défense.

Mais au delà de ce constat, les défenseurs sont très utiles dans les duels, et aussi pour la relance.

Des entraîneurs exploitaient à juste titre l’arme de la relance pour attaquer directement l’adversaire, sur des phases de jeu incroyable.

Cela a pu se voir au Barça avec Marquez ou Piqué, entre 2006 et 2008 notamment, mais aussi au Borussia Dortmund avec Mats Hummels.

On retient donc que les défenseurs, qu’ils soient dans l’axe ou sur les côtés sont indispensable à l’équipe, et ce, dans toutes les circonstances.

Thiago Silva, Paris Saint-Germain

Thiago Silva, Paris Saint-Germain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vision des entraîneurs sur l’importance du positionnement défensif

La notion de défense varie en fonction des entraîneurs. On a ceux qui optent pour une défense classique faite de 4 joueurs, ou ceux qui innovent avec 3 défenseurs.                   Ces 2 écoles s’opposent à celle de la défense à 5, jugée ultra-défensive.

Le ‘’catenaccio’’

Ce système défensif fut initié par le Français Robert Accard sous le nom de « béton » dès les années 1920 puis adapté dans les années 1930 par les Suisses sous le nom de « Verrou suisse ».

L’entraîneur autrichien Karl Rappan du Servette de Genève modifie le système de jeu 3-2-2-3 de Herbert Chapman en ajoutant un défenseur, qu’il appelle libéro puisqu’il   n’est pas affecté au marquage précis d’un joueur. Il est ensuite utilisé en Italie, notamment par Nereo Rocco à l’US Triestina qui obtient grâce à ce système une belle seconde place en 1948.

Il est par la suite réintroduit par Alfredo Foni, qui gagne deux scudetti avec ce système.

Il fut popularisé par l’entraîneur franco-argentin Helenio Herrera, qui y fut initié en France à Charleville avant la guerre.

Herrera l’adapta et l’appliqua avec succès au jeu de l’Inter Milan.

Pendant des années, le catenaccio fut surtout utilisé par l’équipe nationale italienne, à la suite d’un accident d’avion.

En effet, le crash de Superga en 1949 avait décimé l’équipe du club de Turin, qui composait à l’époque l’ossature de l’équipe d’Italie.

Pour pallier la faiblesse de leur effectif de « remplacement » et pour conserver leur rang sur la scène internationale (à cette date l’Italie avait déjà gagné deux coupes du monde), l’équipe décida de mettre en place le catenaccio, ce schéma tactique ultra-défensif.

L’Italie a abandonné officiellement ce système de jeu, mais si elle s’est tournée depuis vers une formation plus offensive, elle a réutilisé plusieurs fois le catenaccio lors de compétitions internationales telles que les championnats d’Europe ou les Coupes du monde.

Ce système de jeu est toujours utilisé, comme en 2004, où la Grèce a remporté l’Euro 2004, avec une défense solide et hyperdisciplinée.

La France a gagné la Coupe du monde 1998 et est arrivée en finale de la Coupe du monde 2006 en se basant sur un système relativement proche de celui-ci.

À ce sujet, Cesare Maldini (père de Paolo Maldini), le sélectionneur italien, au sortir de l’élimination contre la France en quart de finale du Mondial 98, commenta en salle de presse, un brin ironique: « Nous avons accouché d’un monstre », en référence au système de jeu français ce jour-là, et aux très nombreux joueurs français évoluant dans le championnat italien en 1998.

Helenio Herrera, ancien grand entraineur de l’Inter Milan des années 80

Helenio Herrera, ancien grand entraîneur de l’Inter Milan des années 80

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vision moderne de la défense 

On retrouve sans surprise les méthodes défensives modernes en Italie, en Angleterre et aussi en Espagne avec des entraîneurs tels que Fabio Capello, José Mourinho, Carlo Ancelotti, Jupp Heynckes, Louis Van Gaal,..

Pour eux, il faut des défenseurs solides, dotés à la fois d’une bonne relance et d’une bonne technique.

C’est ainsi qu’on vit des défenseurs élégants tels que Sergio Ramos, Rafael Varane, ou Philippe Mexès au Milan Ac.

Sur les côtés également, la donne a beaucoup change. On voit des équipes plus ambitieuses offensivement et moins frileuses défensivement, on pense notamment à la Juventus de Turin, l’As Rome, le Fc Barcelone, le Real Madrid,…

 

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Louis Van Gaal, sélectionneur des Pays-Bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu’il faut retenir 

Au terme de notre analyse, on retient de manière générale que la défense a toujours été indispensable à n’importe quelle équipe, quelle que soit l’époque.

Mieux, pour répondre aux détracteurs de la défense, nous dirons qu’il y a une philosophie moderne de la défense, avec des défenseurs redoutables relanceurs et                       accélérateurs de jeu.

Ils se distinguent aussi par leurs montées incessantes, qui apportent le surnombre dans les camps adverses.

En somme, une bonne défense, ça donne de l’avance.

 

Par Arthur BAHINI, étudiant ivoirien en Communication et rédacteur-auteur de ce blog.

 

 

Références : Sites Web spécialisés http://www.eurosport.fr , http://www.l’equipe.fr , http://www.maxifoot.fr , http://www.fifa.com.

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